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Difficultés économiques et accentuation du chômage : Les jeunes Algériens dans l’expectative

Le chômage, l’oisiveté et la mal-vie sont les lots quotidiens de très nombreux jeunes Algériens.
Le chômage reste toujours à des niveaux élevés en Algérie. Le nombre de la population en chômage a ainsi été estimé à 1,462 million de personnes en septembre 2019, contre 1,378 million de personnes en avril 2018 et 1,440 million de personnes en septembre 2017. Alors que le nombre de chômeurs devait baisser, c’est plutôt le contraire qui est en train de se passer. « Le taux de chômage a augmenté chez les hommes, passant de 9% en avril 2018 à 9,9% en septembre 2018 », note l’Office. Chez les femmes, le chômage a connu une très légère baisse passant de 19,5% en avril 2018 à 19,4% en septembre 2018.
Le taux de chômage des jeunes de la tranche d’âge 16-24 ans a atteint 29,1% en septembre dernier contre 26,4% en avril 2018 (hausse de 2,7 points), et 28,3% en septembre 2017. Pour cette tranche d’âge, le taux de chômage a atteint 24,6% chez les hommes et 51,3% chez les femmes. Quant au taux de chômage des adultes (25 ans et plus), il a été de 8,9% en septembre 2018, avec 7,4% chez les hommes et 15,2% chez les femmes. Les jeunes diplômés sont les plus touchés. Ils sont des dizaines de milliers à s’ennuyer tous les jours alors qu’ils sont détenteurs de titres universitaires.
La période trouble que traverse le pays n’est pas faite pour encourager les jeunes. Durant les premières semaines du mouvement pacifique, les jeunes s‘étaient mis à rêver de jours meilleurs. « Je continue à sortir pour l’instauration d’une nouvelle ère en Algérie. Je rêve d’une Algérie prospère où tous les citoyens auront les mêmes devoirs et les mêmes droits », dit un jeune ingénieur en agronomie qui chôme depuis 3 ans. « Même les jeunes avaient cessé la harga durant les premiers mois du Hirak. Comme s’ils viennent de perdre espoir, des centaines tentent désormais de rejoindre l’autre rive sur des bateaux de fortune », ajoute l’ingénieur en agronomie. Les jeunes femmes sont elles aussi concernées par ce phénomène. « Un homme peut toujours se débrouiller. Par contre, une jeune femme en Algérie n’a le droit à rien. Je suis vétérinaire. J’ai terminé mes études en 2015 et je n’ai jamais travaillé depuis que j’ai terminé mes études », dit Saliha, une jeune fille d’Alger.
Cette situation est compliquée par la fermeture de nombreuses entreprises suite à l’arrestation d’hommes d’affaires véreux. « J’ai deux amis qui se sont retrouvés en chômage, alors qu’ils exerçaient comme ingénieurs dans une grande entreprise de construction », dit un jeune homme qui a peur que l’usine de téléphones portables où il travaille soit fermée dans quelques semaines. Notre interlocuteur est devenu pessimiste et s’apprête d’ores et déjà à une période encore plus délicate : « La crise économique est à notre porte. Nous allons vers une période de récession si les

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