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Législatives en Espagne : Le parti populiste Vox verra-t-il son nombre de députés doubler ?

Des élections législatives ont lieu en Espagne ce 10 novembre 2019. Selon les sondages, celles-ci pourraient notamment être marquées par une forte progression des populistes, au détriment des partis traditionnels.
La vague populiste qui parcourt le monde ne semble pas près de s’arrêter. En Espagne, les élections législatives prévues pour le 10 novembre prochain pourraient en effet être marquées par une forte progression du parti Vox. Cette formation politique unioniste, eurosceptique et nationaliste pourrait même voir son nombre de députés presque doubler, passant de 24 à 46, selon un sondage publié début novembre par El País. Vox deviendrait ainsi la troisième force politique du pays, derrière le Parti socialiste (PSOE) du Premier ministre Pedro Sanchez et le Parti populaire, conservateur.
Vox a le vent en poupe
Quasiment inexistant il y a quelques années, le parti populiste séduit de plus en plus d’électeurs issus des régions les plus défavorisées (notamment l’Andalousie, où le parti a réalisé une percée historique lors des dernières élections régionales), touchées de plein fouet par la stagnation économique et un chômage élevé (environ 14% de la population active espagnole en 2019).
Dans un pays qui se trouve au premier plan de la crise migratoire frappant le continent européen, Vox mise sur un discours résolument anti-immigration. Les enclaves espagnoles en territoire marocain de Ceuta et Melilla rendent en effet l’Espagne particulièrement vulnérable aux intrusions de migrants.
Autre point mis en avant dans un contexte d’inquiétude quant à la montée des tensions en Catalogne (région la plus riche d’Espagne tentée par le sécessionnisme depuis 2015), le parti populiste affirme son identité castillane et son idéologie centraliste.
La droite en progression, les autres partis à la traîne
D’après les projections d’El País, le Parti populaire, conservateur, serait l’autre grand gagnant du scrutin, et pourrait passer de 66 à 91 députés, s’imposant comme la deuxième force du pays.
Les autres partis traditionnels seraient globalement à la traîne. Première force politique du pays, le Parti socialiste (PSOE) du Premier ministre Pedro Sanchez perdrait deux sièges, passant de 123 députés à 121.
Même coup dur pour la gauche de Podemos, proche de la France insoumise, qui passerait de 42 sièges à 31. Les centristes libéraux de Ciudadanos, parti auquel Manuel Valls s’était allié, connaîtraient quant à eux un véritable effondrement, passant de 57 députés à 14.
Enfin, si les résultats des derniers sondages venaient à être confirmés dans les urnes, aucune majorité claire ne parviendrait à se dégager.

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