REGION

Les camps de tortures à Boumerdès : Un autre témoin de la barbarie du colonisateur

La wilaya de Boumerdès abrite, à ce jour, de nombreux vestiges de camps et centres de tortures réputés durant la période coloniale française, pour être de hauts lieux pour des pratiques barbares portant atteinte aux droits les plus élémentaires de l’humain algérien de l’époque.
« Au nombre d’une quarantaine, ces camps de tortures ont été créés par l’ennemi français durant la période allant de 1955 à 1962, dans plus d’une vingtaine de communes de la wilaya. A cela s’ajoutent d’innombrables camps de concentration crées avant le déclenchement de la guerre de libération nationale », a indiqué à l’APS la directrice des moudjahidine de la wilaya, Habiba Bouterfa.
Ajoutant que les lieux d’implantation de ces « camps et centres de tortures, dont la capacité d’accueil allait de 20 à 400 détenus », selon les témoignages d’un nombre de moudjahidines, ayants survécu aux tortures subies en leurs sein, « étaient expressément choisis au niveau des régions réputées pour leur résistance farouche contre le colonialisme français, à travers 22 communes de la wilaya », a-t-elle précisé.

« Haouch Goutier », un symbole de la barbarie coloniale

Le tristement célèbre camp de tortures « Haouch Goutier », dans la commune de Souk El Hed (à l’Est de Boumerdès), fait partie de ces témoins vivants des atrocités commises par l’armée coloniale française contre les Algériens, notamment à travers certains vestiges, encore debout, représentés par de minuscules geôles et de vieux murs.
A l’origine, ces geôles étaient des caves destinées à la conservation et production du vin, avant d’être transformées, par l’armée coloniale, en cellules d’épouvante, destinées à tous ceux ayant osé porter les armes, contre elle, pour revendiquer leur liberté.

« Haouch Germain », un camp secret de la torture à la française

Il était situé à environ trois km à l’Est de Legata (Est de Boumerdès). A l’origine, le lieu actuellement appelé « ferme Saifi », était une ferme créée, en 1930, pour la production du vin, avant d’être transformée en juin 1957, en centre de tortures exploité par un bataillon de l’armée française du nom « Dragons ».
Ce camp était considéré parmi les plus abjects lieux de tortures mis en place par la France coloniale, « au vu de son emplacement tenu secret et non déclaré auprès de la Croix rouge internationale(CRI) », selon les témoignages vivants de nombre de moudjahidines de la région.

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