ORAN

ANSEJ : Intérêt particulier accordé aux projets des universitaires et aux activités productives

L’Agence Nationale de Soutien à l’Emploi de Jeunes (ANSEJ) vient de réaffirmer que les dettes des bénéficiaires du crédit de l’agence ne seront pas effacées, mais les porteurs de projets bénéficieront d’un échéancier afin de régler leurs situations respectives vis-à-vis de l’ANSEJ. Une déclaration qui a éteint l’espoir de certains bénéficiaires qui ont longtemps soulevé leurs préoccupations aux responsables locaux, demandant l’effacement des dettes contractées. Une situation qui a été engendrée dans une certaine période, où les projets étaient tous accessibles et surtout finançables. A l’époque, les bureaux de l’ANSEJ ne désemplissaient pas, et la demande montait crescendo. Quelques années après, les jeunes se sont trouvés dans l’impasse, la période accordée par l’ANSEJ pour entamer le travail et récolter les bénéfices s’achève. Place désormais au remboursement. Pour ceux dont les projets étaient fructueux, ça marche, alors que pour ceux qui n’ont pas démarré ou qui n’ont pas eu de marchés, ça coince. Des protestations sont souvent organisées devant le siège de la wilaya pour dénoncer une situation catastrophique des entreprises créées et le manque de soutien de la part des organismes spécialisés. D’un autre côté, au lieu d’exposer au niveau des salons organisés par la wilaya, les jeunes bénéficiaires sont souvent poursuivis par la justice. Par ailleurs, les secteurs des transports, les stations de lavage et les agences de location de voitures, qui étaient les projets favoris des demandeurs de soutien, ont été gelés, et ce, pour mettre de l’équilibre et pousser les jeunes à opter plutôt pour les projets productifs qui générèrent plus de postes d’emploi, et se répercutent positivement sur l’économie nationale. En chiffres, plus de 900 projets sont financés en une année, dans une nouvelle campagne qui confirme le retour du financement des projets après un gel de ces services pour réétudier les dossiers, et attendre le verdict de l’Etat concernant les dettes de certaines PME qui peinent à payer les créances. Depuis sa création, l’ANSEJ a financé près de 16.000 micro-entreprises portant sur des projets de qualité créées à Oran, générant plus de 40.000 postes d’emploi dans plusieurs domaines, dont l’agriculture, le bâtiment, les travaux publics et l’hydraulique. Selon les responsables de l’ANSEJ, cette augmentation « appréciable » revient au « rush » des universitaires et des diplômés des centres de formation professionnelle sur les crédits ANSEJ. L’agence accorde la priorité dans l’octroi des crédits aux jeunes universitaires et diplômés des centres de formation du secteur public ainsi que les jeunes issus des instituts de formation agréés pour assurer une meilleure gestion des projets et augmenter leurs chances de succès. L’accompagnement de ces jeunes est assuré par l’agence dans la concrétisation de leurs projets en leur prodiguant les conseils nécessaires pour éviter tout problème lié à une mauvaise gestion financière. Les activités de ces micro-entreprises créées par des jeunes universitaires touchent les secteurs de l’industrie, de l’hydraulique, des travaux publics, du bâtiment, de l’agriculture, de l’artisanat, de l’électronique et des professions libérales, indique-t-on. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la stratégie adoptée par l’antenne d’Oran qui se concentre sur la qualité des projets en exploitant des brevets d’innovation et des idées bénéfiques pour le développement local et l’économie nationale. Dans cette optique, l’antenne ANSEJ d’Oran a signé des conventions avec les universités d’Oran pour permettre aux jeunes universitaires de concrétiser en projets leurs idées contenues dans des brevets d’invention et des thèses. L’ANSEJ veille, à travers les Maisons de l’entrepreneuriat mises sur pied au niveau des universités, à accompagner des jeunes universitaires à créer leurs propres micro-entreprises.

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