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Grève des enseignants du primaire : Des partenaires sociaux appellent à tenir l’Ecole à l’écart de la politique

Des partenaires sociaux du secteur de l’Education ont appelé, mardi à Alger, à « la nécessité » de tenir l’Ecole algérienne à l’écart de la politique.
Le Secrétaire général du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement primaire (SNAPEP), Mohamed Hmidat, et le président de l’Association nationale des parents d’élèves (ANPE), Ahmed Khaled, ont souligné, dans une déclaration, en marge de la cérémonie organisée au lycée Colonel Lotfi à Ouled Fayet (Ouest Alger), à l’occasion de la célébration du 65e anniversaire du déclenchement de la Guerre de libération, « la nécessité pour les enseignants de prendre conscience de la sensibilité de la conjoncture que traverse l’Algérie », appelant « les enseignants à ne pas se laisser entraîner par les appels tendancieux de certaines parties ».
Dans ce cadre, le Secrétaire général du SNAPEP a réaffirmé « l’adoption par le Syndicat des revendications des enseignants contestataires », exprimant son souhait que le ministre du secteur dépêche des inspecteurs sur le terrain pour s’enquérir de près des problèmes et du stress endurés par les enseignants ».
Dans le même sillage, M. Hmidat a exprimé son souhait d’établir un dialogue sérieux entre la tutelle et les syndicats concernés en vue de parvenir à des solutions à même de satisfaire tout un chacun.
Le SNAPEP n’avait pas appelé à la grève qui avait été déclenché, a-t-il ajouté, à l’initiative des enseignants eux-mêmes, en guise de contestation concernant leurs problèmes socioprofessionnels quotidiens », faisant savoir, à ce titre, que le ministère de l’Education avait instruit les directeurs de l’Education à l’effet d’examiner les dossiers soulevés par les contestataires ».
Pour sa part, le président de l’ANPE a fait remarquer que « des parties politiques ne voulant pas le bien pour l’Algérie ont appelé à la grève des enseignants du primaire ».
Réaffirmant son refus catégorique des grèves dans le secteur, il a indiqué que « nous sommes contre la grève malgré qu’elle soit un droit constitutionnel ».
Le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belabed, avait affirmé que « l’enseignant algérien, de par sa noble mission et sa force morale, saura se prémunir contre les voix et les intentions tendancieuses qui veulent l’instrumentaliser ».
Il a ajouté que les slogans « innocents et spontanés, brandis lors des récentes contestations, sont des dossiers pris en charge avec le partenaire social, notre seul interlocuteur, pour leur traitement dans le cadre de la loi ».


Les revendications des enseignants du primaire prises en charge

Le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belabed, a déclaré mardi que les revendications soulevées par les enseignants du cycle primaire, lors de leurs récentes protestations, étaient « des dossiers pris en charge » avec le partenaire social.
Lors d’un point de presse, M. Belabed a déclaré : « Notre confiance est totale en les enseignants, notamment ceux du cycle primaire, dont nous sommes conscients de la lourde responsabilité qui leur incombe », soulignant que les slogans « innocents et spontanés, brandis lors des récentes contestations, sont des dossiers pris en charge avec le partenaire social, notre seul interlocuteur, pour leur traitement dans le cadre de la loi ».
« Les 15 syndicats du secteur, qui travaillent avec nous, ont fait montre d’une grande maturité et de responsabilité concernant le traitement de ces revendications, particulièrement en cette conjoncture sensible », a-t-il fait savoir, réaffirmant : « Nous sommes en train d’étudier ces dossiers et nous n’avons pas attendu qu’ils fassent l’objet de revendications et de slogans, pour les prendre en charge.
Soulignant, à ce propos, que le traitement de certains dossiers socioprofessionnels « nécessite du temps », il a ajouté que « d’autres questions requièrent un cadre réglementaire à mettre en place avec toutes les parties concernées », en vue de l’amélioration du cadre de vie de l’enseignant.
Revenant à sa déclaration quant au rôle « crucial et historique » de l’enseignant en la conjoncture que traverse le pays, le ministre a dit que « nos enseignants auront, comme ils l’ont toujours fait, des positions nationales honorables à ajouter à leur riche palmarès de patriotisme et de réponse à l’appel de la patrie, en faisant prévaloir l’intérêt suprême du pays pour la réussite des prochaines échéances nationales et l’édification d’une nouvelle République algérienne ».
« L’enseignant algérien, de par sa noble mission et sa force morale, saura se prémunir contre les voix et les intentions tendancieuses, qui veulent l’instrumentaliser », a-t-il conclu.

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