ORAN

CHUO : Plus de 8500 personnes prises en charge par le service d’oncologie

8513 personnes ont été prises en charge par le service d’oncologie médicale du centre hospitalo-universitaire d’Oran ‘Dr Benzerdjeb’ (CHUO), depuis le début de l’année en cours jusqu’au 7 de ce mois d’octobre, a-t-on appris ce mardi de la cellule de communication de cet établissement hospitalier.
Quelque 565 nouveaux cas de cancer, dont 131 cas de cancer du sein, ont été dépistés durant la période indiquée. Ces nouveaux cas viennent s’ajouter à ceux déjà enregistrés portant ainsi le nombre de personnes souffrant de différents types de cancer et qui sont prises en charge au niveau du CHU Oran à quelque 10 295, selon les chiffres avancés dans un précédent bilan établi par la cellule de communication du CHUO. Ces chiffres sont jugés très élevés dans la mesure où ils émanent d’une seule structure hospitalière. En effet, le nombre est inquiétant car il dénote d’une augmentation continue des cas de cancer dans la wilaya et au niveau national, selon les spécialistes qui parlent d’environ 42 000 à 45 000 nouveaux cas de différents types de cancer qui sont enregistrés chaque année et qui affectent tous les âges et les deux sexes. S’agissant des causes de la hausse des tumeurs cancéreuses, d’une année à l’autre, les spécialistes en oncologie mettent en cause le changement du mode d’alimentation, d’où le taux élevé de cancers du côlon et du rectum après 40 ans, qui les classe en deuxième position après le cancer du sein chez la femme et avant le cancer du poumon chez l’homme. Ces mêmes spécialistes estiment que l’utilisation des pesticides dans le secteur agricole a entraîné une augmentation significative des différents types de cancer. Par conséquent, ils appellent à la réduction de l’exploitation de ces pesticides qui amplifient le taux d’atteinte cancéreuse, et ce, dans tous les secteurs concernés. Notons par ailleurs qu’un seul cas de cancer coûte à l’Etat une enveloppe financière de 5 millions de DA destinée aux médicaments, à la chirurgie et à la chimiothérapie. Le taux de mortalité est estimé, selon les spécialistes, à 50% au cours des cinq premières années de la maladie, soit un malade sur deux meurt durant une période de moins de cinq années, précisant que le cancer le plus répandu à l’échelle nationale est celui du sein, avec environ 12.000 cas recensés annuellement, suivi du cancer du côlon, du rectum et du poumon.

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