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L’Afrique, le continent de demain : La guerre entre les puissances mondiales


Les Etats-Unis, la Chine, la Russie, la France et la Grande-Bretagne se livrent une guerre sans merci pour s’installer dans le continent noir.
L’émergence d’une classe moyenne, l’amélioration du climat des affaires, le dynamisme démographique et la diversification économique engrangée récemment dans certains pays, sont les facteurs ayant encouragé les flux des capitaux privés en direction du continent. Des investissements financiers de plus en plus importants sont injectés par des entreprises originaires d’Asie ou du Moyen-Orient. Ces investissements émanant de nouveaux pays privent des investisseurs européens et américains. Grande gagnante de cette course aux investissements directs étrangers (IDE), la Chine qui devient ainsi le principal contributeur du continent. La Côte d’Ivoire est le plus attractif. Sur les 180 milliards de dollars de flux financiers à destination du continent en 2017, la Côte d’Ivoire a bénéficié de 20% de cette manne.
La crise économique qui perdure dans les pays développés pousse les entreprises à trouver de nouveaux marchés. L’Afrique est une région vierge en matière industrielle et économique. Longtemps considérée comme le coffre-fort de la France et la Grande- Bretagne, l’Afrique est en train de séduire les Etats-Unis, la Chine, la Russie et le Japon. Ces pays se livrent une guerre sans merci pour s’installer dans le continent appelé noir. Ce sont en réalité les matières premières qui attirent ces puissances. Le pétrole, l’or, les diamants, les minerais, les terres rares (indispensables pour les téléphones mobiles et ordinateurs), et des immenses terres non polluées sont les atouts de l’Afrique. Le dernier sommet Russie-Afrique dénote de l’importance que Moscou accorde au continent où elle veut installer ses entreprises les plus performantes. La Russie vient de marquer ainsi le retour en force de l’ancienne puissance communiste sur un continent d’où elle s’était retirée à la chute de l’Union soviétique. La Chine et le Japon ont déjà organisé des sommets avec les chefs d’Etat africains pour les convaincre d’accepter leurs entreprises respectives.
Le projet de la Chine est le plus élaboré. L’Afrique est ainsi introduite dans la nouvelle route de la soie. Plusieurs réseaux de transports (trains, bateaux et avions » seront construits et seront interconnectés. Il s’agit pour Pékin de trouver le moyen le plus sûr et le plus rapide pour acheminer les marchandises qu’elle produit. C’est par ces mêmes réseaux qu’elle importera les matières premières dont a besoin son industrie florissante. C’est là que l’Algérie est sollicitée. Le pays occupe une place stratégique au nord du continent. Ce sera la porte d’entrée de la Chine vers l’Afrique. L’Algérie a tout à gagner dans ce projet. C’est dans ce cadre que le port en eau profonde est en construction à El Hamdania dans la wilaya de Tipasa. Ce projet revêt un caractère vital pour la Chine et l’Algérie. C’est par ce port que transiteront les marchandises chinoises destinées à l’Afrique. Les infrastructures de ce port chargeront les matières premières exportées vers le pays du soleil levant. L’Algérie et la Chine finaliseront ainsi les relations privilégiées qu’elles entretiennent depuis 1957, alors que l’Algérie était sous occupation.
En plus de l’Algérie, la Chine compte aussi sur l’Egypte, le Nigeria et l’Afrique du Sud. La Russie place tous ses espoirs dans ces mêmes Etats. Ces deux pays exploitent les relations historiques avec les pays qu’ils ont aidés à acquérir leur indépendance des puissances coloniales. La France et la Grande-Bretagne veulent transformer la période coloniale comme un lien filial avec les pays africains. Les Etats-Unis exhibent leur force pour convaincre les responsables africains à leur confier la sécurité de leurs pays en contrepartie des matières premières dont a besoin Washington.

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